Marine et Jean-Marie: l’amour au bout du conte?

« Faute », « dommage », « honte », « complot », « guerre », « félonie »… : depuis quelques jours, le torchon brûle chez les Le Pen. Une situation dont la presse semble se délecter. Du moins si l’on en juge par la couverture médiatique accordée aux multiples rebondissements de ce qui apparaît déjà comme LE roman feuilleton politique du printemps. Pas un jour sans que journaux et sites d’information ne « fassent le point » sur les nouveaux  épisodes de la saga familiale Le Pen. Pour autant, c’est certainement moins la divergence de points de vue au plan de l’idéologie (ou plutôt de la stratégie de communication) qui fascine les foules, que la violence verbale immanente à la rupture entre le père fondateur du Front national et sa fille. Autrement dit, la brouille dynastique intrigue bien davantage que le devenir propre du parti. Pourquoi cette affaire de famille, dans laquelle les protagonistes règlent leurs comptes sur le devant de la scène publique, capte-t-elle autant l’attention? Qu’est-ce qui se joue (ou plutôt se rejoue) dans l’inconscient collectif pour que cette prise de bec bénéficie d’un tel retentissement médiatique?

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« GPA », « mère porteuse » : bonnet blanc et blanc bonnet ?

N’en déplaise à la légende populaire, les garçons ne naissent pas dans les choux ni les filles dans les roses. Depuis le début des années 80 les bébés qui ne doivent pas leur conception au miracle de dame nature ont même l’opportunité de naître dans des « éprouvettes » (Fécondation In Vitro). Pour autant, le récent débat sur la légalisation des « mères porteuses » – l’autre nom donné au procédé de procréation officiellement baptisé « Gestation Pour Autrui » – rappelle qu’en dépit des promesses de la science, les cigognes ne passent pas pour tout le monde. Il nous démontre aussi que sur un sujet aussi délicat le choix des mots est loin d’être anodin.

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Education nationale: engagez-vous, qu’ils disaient…

La dernière campagne de recrutement du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative – qui vise de toute évidence à redorer le blason d’un métier en mal de  reconnaissance en réhabilitant la substance même de l’enseignement (« transmettre », « valeurs », « savoirs », « réussite ») et à susciter de nouvelles vocations – n’est pas passée inaperçue: certains lui reprochent d’intervenir en pleine tempête de suppressions de postes, d’autres d’avoir coûté beaucoup (trop) d’argent au service public (1,3 millions d’euros), d’autres encore d’être une campagne sexiste.

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