Marine et Jean-Marie: l’amour au bout du conte?

« Faute », « dommage », « honte », « complot », « guerre », « félonie »… : depuis quelques jours, le torchon brûle chez les Le Pen. Une situation dont la presse semble se délecter. Du moins si l’on en juge par la couverture médiatique accordée aux multiples rebondissements de ce qui apparaît déjà comme LE roman feuilleton politique du printemps. Pas un jour sans que journaux et sites d’information ne « fassent le point » sur les nouveaux  épisodes de la saga familiale Le Pen. Pour autant, c’est certainement moins la divergence de points de vue au plan de l’idéologie (ou plutôt de la stratégie de communication) qui fascine les foules, que la violence verbale immanente à la rupture entre le père fondateur du Front national et sa fille. Autrement dit, la brouille dynastique intrigue bien davantage que le devenir propre du parti. Pourquoi cette affaire de famille, dans laquelle les protagonistes règlent leurs comptes sur le devant de la scène publique, capte-t-elle autant l’attention? Qu’est-ce qui se joue (ou plutôt se rejoue) dans l’inconscient collectif pour que cette prise de bec bénéficie d’un tel retentissement médiatique?

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